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Josiane Guay

15 avril 2013

Un avenir branché pour l’imprimerie!

Auteur : Josiane Guay

L’imprimerie a-t-elle un futur? Oui! ont insisté les quatre conférenciers en réponse à la question que posait le dernier déjeuner du GATE, le 5 avril 2013 devant une foule de plus de 65 personnes. Un futur à la croisée de l’imprimé, des technologies de l’information et de l’électronique via notamment l’électronique imprimable, les papiers intelligents, les puces NFC (Near Field Communication), les encres électroluminescentes, conductrices ou encore qui réagissent à l’environnement et la nanocellulose cristalline.

Envie de voir concrètement à quoi peut ressembler l’imprimé intelligent de demain – et d’aujourd’hui! Mettez la main sur le catalogue IKEA 2013…  et voyez s’ouvrir les rangements muraux avec votre téléphone intelligent!

André Dion, directeur général de l’Institut des communications graphiques du Québec (ICGQ), Jean Moreau, président et chef de la direction de CelluForce, Gilles Blais,  président et directeur général de PréciGrafik, et Yvon Grégoire, directeur général de Litho Service Canada, n’ont toutefois pas caché que cette industrie vivra une transformation majeure dans la prochaine décennie et qu’elle devra se réinventer.

Déjeuner GATE - Imprimerie 5 avril 2013_w

Jacques Vidal, Directeur – Stratégie et innovation chez Sherbrooke Innopole, Pierre Bélanger, président de la Maison régionale de l’industrie, Pierre Lafrance, techno-conseiller au Réseau Trans-Tech, André Dion, directeur général de l’Institut des communications graphiques du Québec, Yvon Grégoire, directeur général de Litho Service Canada inc., Gilles Blais, président et directeur général de PréciGrafik inc., et Jean Moreau, président et chef de la direction de CelluForce inc.

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impressions2020_frImpressions 2020

C’est dans cette optique que le projet « Impressions 2020 » a été mis sur pied par l’ICGQ.  Il s’agit d’un important projet de recherche appliquée qui vise à développer des imprimés novateurs à haute valeur ajoutée.

Le projet réunit des spécialistes de l’ICGQ – un CCTT (Centre collégial de transfert de technologies) – et d’universités à travers le monde, des chercheurs du Collège Ahuntsic, 28 grandes entreprises et PME québécoises ainsi que le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Trois entreprises de l’Estrie y prennent part : CelluForce, PréciGrafik et Litho Service Canada.

Le concept est simple, explique André Dion : nous avons instauré un mécanisme de transfert entre nos partenaires universitaires, axés sur la R&D, la plate-forme de l’ICGQ, où les applications sont développées, et les partenaires industriels, qui mettent en œuvre ces nouvelles possibilités.

Les trois parties sortent gagnantes du modèle d’affaires établi : les entreprises détiennent la propriété intellectuelle exclusive des projets qui seront menés chez eux et elles forment une future main-d’œuvre qualifiée via des offres de stage; la plate-forme fournit des obstacles fondamentaux à résoudre ainsi que des sujets de thèses aux professionnels de la recherche, qui retournent leurs résultats à être convertis en applications.

Le projet, qui s’échelonnera sur cinq ans, cible deux pistes d’action : la nanocellulose cristalline et l’électronique imprimable, via les puces NFC – une évolution des QR Code – et des imprimés dynamiques affichants, entre autres.

CelluForceCelluForce

L’avenue de la nanocellulose cristalline (NCC) est pilotée par CelluForce, une coentreprise Domtar Corporation et FPInnovations.

Avant d’aller plus loin, petite explication sur la NCC : il s’agit d’une composante de la cellulose du bois quelque mille fois plus petite que la grosseur d’un cheveu!

« La NCC, c’est comme une aiguille de diamant, illustre Jean Moreau, président et chef de la direction de CelluForce, pour décrire les effets de renforcement que peut procurer l’ajout de NCC à différentes matrices.

Les applications possibles dans le secteur de l’imprimerie ne s’arrêtent pas là : la NCC permet de créer des aspects métallisés, des couleurs iridescentes, des formulations d’encres et de vernis avec des effets optiques spécifiques et d’ajouter une composante de sécurité à du papier-monnaie.

Les possibilités de la NCC, non toxique, débordent aussi l’imprimé puisque des applications sont possibles dans l’industrie des cosmétiques et de l’alimentation.

Et c’est en Estrie, à Windsor, que CelluForce a bâti la première et la plus grande usine d’extraction de la NCC au monde au coût de 42 M$.

Bien que l’entreprise soit toujours dans ce que l’on appelle la vallée de la mort, la communauté financière démontre un intérêt grandissant envers cette nanoparticule issue d’une ressource renouvelable.

logo-precigrafikPréciGrafik

Pour PréciGrafik, le projet Impressions 2020 s’inscrit dans la volonté de l’entreprise sherbrookoise de se démarquer, d’innover et de s’adapter.

Ces trois lignes d’action, l’entreprise fondée en 1988 les a déjà mises en œuvre : PréciGrafik est le premier imprimeur au Canada à obtenir la certification Carbone Zéro d’Arbres Canada; elle s’est tournée vers le papier sécuritaire six ans avant que cela ne soit obligatoire; et alors que la crise sévissait en 2008, elle a fait l’acquisition d’une presse numérique.

Avec Impressions 2020, l’entreprise souhaite maintenant prendre le virage de l’imprimé à valeur ajoutée, devenir partenaire dans des projets novateurs, profiter de l’expertise d’un réseau d’experts-chercheurs et développer une main-d’œuvre spécialisée, fait valoir Gilles Blais,  président et directeur général de PréciGrafik.

L’entreprise se spécialise dans l’impression offset et numérique (transactionnel, promotionnel et corporatif) et offre des services marketing (programme d’impression à données variables) et de gestion des envois postaux.

LithoServiceCanadaLitho Service Canada

Pour Litho Service Canada, qui fournit des solutions d’optimisation du rendement des équipements à bande continue, Impressions 2020 est l’occasion d’effectuer une veille technologique et d’accéder à des expertises de pointe en vue d’alimenter les orientations futures de l’entreprise sherbrookoise.

Déjà, il y a cinq ans, Litho Service Canada s’est lancé dans de nouveaux marchés à la suite d’une réflexion stratégique, notamment celui des emballages imprimés. « Nous ne nous sommes tout de même pas retirés du marché plus traditionnel des médias imprimés, souligne Yvon Grégoire, directeur général de Litho Service Canada. Tant mieux : ce secteur promet de belles perspectives dans les prochaines années! »

L’expertise développée par Litho Service Canada, fondée en 1992, comprend la modernisation, le transfert et l’installation, l’alignement de machine et le réusinage de presses d’imprimerie, d’équipements d’emballage et de transformation de bandes continues.

 

Reportages du journaliste Rémy Perras, d’Au Microphone

 

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