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Laurie Dugas

4 décembre 2018

Quand conciliation (travail-famille) rime avec rétention

55 % des parents seraient prêts à changer d’emploi si on leur offrait de meilleures mesures de conciliation travail-famille!

Le chiffre, tiré d’un sondage réalisé par la firme Léger en 2018 auprès de 3006 parents québécois, a de quoi faire réfléchir… et agir, surtout en période de rareté de main-d’œuvre. La statistique devrait en effet encourager les entreprises à adopter des mesures pour faciliter la vie des parents.

D’autant plus que 36 % des parents sondés disent qu’il n’existe pas, à leur connaissance, de mesures de conciliation famille-travail dans leur entreprise.

La conciliation travail-famille était justement le thème d’une table éditoriale organisée par Premières en affaires le 28 novembre 2018 à Sherbrooke, dans le cadre de sa tournée régionale.

Le panel était composé de Louise Bourgault, DG de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Jocelyna Dubuc, fondatrice du Spa Eastman, Marie-Ève Brunet, fondatrice de la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille, et Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole, le tout animé par Marie Grégoire, chroniqueuse à Radio-Canada. Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, était aussi présent pour faire part de son point de vue sur cet enjeu.

La relation employés/employeur

Plusieurs mesures sont déjà mises en place dans un nombre grandissant d’entreprises, telles que :

  • la flexibilité des horaires de travail
  • la flexibilité dans le choix des vacances
  • la banque d’heures ou temps accumulé
  • les congés payés pour responsabilités familiales
  • un système de relève (une personne remplaçante identifiée ou une équipe volante)
  • un horaire connu à l’avance

Il a été suggéré qu’une loi pourrait aussi encadrer la conciliation travail-famille pour permettre à tous les parents d’avoir accès à ces mesures et que celles-ci soient les mêmes d’une entreprise ou d’un domaine à l’autre.

Toutefois, actuellement, de nombreux parents ne se sentent pas à l’aise de profiter de ces mesures mises à leur disposition par peur d’être jugés ou de subir des conséquences de la part de l’employeur. C’est ici que la confiance entre l’employeur et l’employé joue un rôle crucial.

La conciliation travail-famille est devenue un enjeu de société. Nous devons changer la vision de la société sur les parents et adapter l’aide à leurs besoins, ont soulevé les panélistes. Ce changement s’effectue petit à petit et l’employeur possède une très grande influence au sein de son entreprise.

Josée Fortin invite à pousser la réflexion de société plus loin encore : « Ne devrait-on pas valoriser et rémunérer un des parents à rester à la maison avec leur enfant de 0 à 5 ans? Est-ce que ça changerait les choses? Il faut mettre les employeurs autour de la table. »

Le panel a trouvé intéressante la proposition. Et vous, qu’en pensez-vous?

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