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24 février 2010

Le web 2.0, selon Luc Gendron et Diane Nadeau, transforme la culture d’entreprise

Auteur : Sherbrooke Innopole

Vous êtes présentement dans un espace de web 2.0. Peut-être le saviez-vous, peut-être que non. La particularité du web 2.0? un environnement d’échanges dont le contenu est généré par les utilisateurs. Luc Gendron, créateur d’aryane.com, et Diane Nadeau, fondatrice de Poste 23, connaissent très bien cet univers et savent orienter les entrepreneurs pour qu’ils puissent en profiter. Ils étaient aujourd’hui invités par le Centre d’entrepreneurship Dobson-Lagassé à donner une formation intitulée « Réussir ses veréussir ses ventes – êtes-vous prêts pour l’aventure web 2.0? » aux entrepreneurs et mentors de l’Estrie. Une bonne centaine de valeureux ont bravé la neige qui tombait en lourds flocons – un bon signe de l’enthousiasme pour le web 2.0 de la part du milieu d’affaires sherbrookois et estrien – pour se réunir à la Coop funéraire de l’Estrie.

Le web 2.0 et le changement de culture

Plusieurs sujets ont été abordés : la dynamique actuelle du web, l’identification des clients et de leurs habitudes sur la toile, les stratégies pour tirer avantage des réseaux sociaux, etc. L’un des points qui m’a marqué est le changement que le web 2.0 apporte dans la manière de faire des affaires en ligne, mais aussi hors ligne. On doit penser client d’abord, ce qui entraîne une approche marketing différente, une culture d’innovation, même une réingénierie des processus : le changement de culture, c’est passer d’un message publicitaire à un message relationnel. M. Gendron et Mme Nadeau n’ont cessé de le répéter : « discussion et non diffusion ». Il faut se rappeler que bien souvent, le client achète une expérience, c’est-è-dire la relation, et les médias sociaux peuvent participer activement à ce processus en vous mettant d’abord en mode d’observation et d’écoute, puis en « inter-réaction ».

Les médias sociaux vus par les dirigeants d’entreprises

Après une pause réseautage bien appréciée, la deuxième partie a laissé place à deux entrepreneurs, l’un en chair et en os d’Élyx Studio, l’autre de cafe-vrac.com via Skype, un système de téléphonie et de vidéo-conférence par Internet. J’ai aimé le côté plus pratico-pratique qu’ils ont apportés, notamment les suggestions de quoi faire ou ne pas faire sur les médias sociaux d’après Élyx Studio.

Les participants ont aussi pu poser des questions aux deux entreprises invités ainsi qu’à M. Gendron et Mme Nadeau. Ainsi, après réflexion, si cette conférence a été clairement conçue pour des entreprises ou des organismes dont les dirigeants n’utilisent pas encore le web 2.0 comme stratégie de communication, je crois que plusieurs invités n’avaient pas le niveau de connaissances auquel les conférenciers s’attendaient, ou du moins il m’a semblé que certains points plus « de base » paraissaient toujours nébuleux aux yeux de certains néophytes du web et des médias sociaux particulièrement.

Question de génération? Pas uniquement selon moi. Tous les participants, quel que soit leur âge, n’ont pas nécessairement le même attrait personnel pour les médias sociaux, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas forcément un compte Facebook, Twitter ou Youtube pour eux-mêmes. Alors il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils en connaissent toutes les fonctions, et encore moins pour leur organisation!

Une question m’a semblée très pertinente : comment introduire des non-initiés aux réseaux sociaux? Les conférenciers ont suggéré de commencer par usage personnel pour ensuite passer à une utilisation corporative. C’est selon moi oublier que tous n’ont pas toujours le désir de s’exposer sur la toile comme ils désirent le faire avec leur organisation. Ainsi, des plateformes que les conférenciers considéraient comme courantes, par exemple LinkedIn, un réseau social pour professionnels, étaient tout à fait inconnues de certains, tandis que d’autres les visitaient régulièrement.

Néanmoins, il paraît évident qu’après cette conférence, les entrepreneurs ont pu constater l’utilité du web 2.0 pour leur développement d’affaires. Maintenant, il serait peut-être bon de leur offrir des formations sur l’utilisation concrète des médias sociaux, c’est-à-dire de la création de leur compte à la gestion des commentaires en passant par des conseils de rédaction et des solutions aux problèmes techniques les plus courants. Je ne sais pas si ce genre de formation ciblée pour les entreprises existe en Estrie, mais je le souhaite pour tous ceux qui se sont déplacés à cette conférence et qui souhaitent probablement passer à la prochaine étape.

 

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