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Josiane Guay

3 juillet 2013

La grande aventure du capital de risque

Auteur : Josiane Guay

« Capital-risqueurs cherchent petites entreprises prometteuses avec grande ambition. » Si les investisseurs en capital de risque (venture capital – VC) passaient une petite annonce, voilà à quoi elle pourrait ressembler!

Envie de répondre à l’annonce classée? Voici les conseils de base de grands noms du capital-risque au Québec présents lors du Rendez-vous des capitaux de risque qui se déroulait à Sherbrooke le 20 juin dernier : peaufinez votre technologie, produit ou service, entourez-vous d’une équipe solide et passionnée, démontrez par des indicateurs précis que votre entreprise est en croissance et soyez ouvert à apprendre.

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» Accédez aux présentations des conférenciers

» Visionnez les photos  de l’évènement

» Écoutez les reportages du journaliste Rémy Perras, d’Au Microphone

» Lire le communiqué de presse du Rendez-vous

Tout au long de la journée organisée par Sherbrooke Innopole en collaboration avec Réseau Capital, les conférenciers ont expliqué à la centaine de participants les multiples possibilités de financement en capital de risque, tout en leur donnant de précieuses pistes pour convaincre ce type de Dragons.

Le Québec, un terreau fertile

En ouverture du Rendez-vous, Jack Chadirdjian, président-directeur général de Réseau Capital, a mis la table en soulignant que le capital de risque est en pleine effervescence au Québec. « Les investissements en capital-risque ont atteint en 2012 leur plus haut niveau en 10 ans, soit 924 M$, ce qui représente 52 % de tout le Canada! »

Et ce n’est pas pour rien que le Québec est le leader canadien, note le président de Teralys Capital, Jacques Bernier : la province compte la chaîne de financement la plus complète, avec des anges financiers, des fonds d’accélération et d’expansion et des fonds de fonds. Teralys Capital est de cette dernière catégorie, en finançant des fonds privés de capital de risque axés sur les technologies de l’information, les sciences de la vie et les technologies propres. Son capital : plus de 700 M$ provenant de la Caisse de dépôt et placement du Québec, du Fonds de solidarité FTQ et d’Investissement Québec. L’impact : pour chaque dollar engagé dans ses fonds, les entreprises québécoises reçoivent 3 $ en investissement.

Un écosystème riche

Plusieurs technologies novatrices sont issues de la recherche universitaire, et c’est justement pour faire le pont entre les universités et l’industrie que les sociétés de valorisation telles que MSBi Valorisation et Gestion Valeo sont là. Présidente et directrice générale de ces deux organisations, Anne-Marie Larose a expliqué que ces sociétés interviennent en amont des anges financiers dans le but de réduire des risques financiers, technologiques et commerciaux des inventions. On y fournit du financement (préamorçage, amorçage, maturation et transfert technologique), de l’accompagnement de même qu’un accès à des réseaux de contacts.

Avant de plonger dans le capital de risque pur et dur, François Gilbert, président d’Anges Québec, a présenté une autre source de financement : les anges financiers. Le réseau Anges Québec en compte 128, répartis dans ses cellules de Montréal, Québec et Sherbrooke. Ce sont tous des entrepreneurs d’expérience prêts à investir argent et expertise dans des entreprises innovantes québécoises, le plus souvent en phase de démarrage.

Quand vient le temps d’accélérer la croissance de son entreprise, c’est vers des sociétés en capital de risque comme iNovia Capital qu’on se tourne. À une condition essentielle qu’expose sans détour son président-directeur général, Chris Arsenault : « Nous cherchons des entrepreneurs qui ont l’ambition et les moyens de bâtir des grandes entreprises. » Faut-il préciser qu’il y a beaucoup de candidatures, mais peu d’élus… En 10 ans, iNovia Capital a investi dans 28 entreprises au Québec, dont 10 sont toujours actives – « et nous sommes considérés comme actifs », précise M. Arsenault.

Cette statistique laisse entrevoir une autre facette de ce métier risqué : à quel point il y est difficile d’identifier les entreprises qui deviendront les leaders de demain dans leur domaine. Couplé au fait que 80 % des rendements proviennent de 5 % d’un fonds, on ne se demande plus pourquoi on appelle cela le capital de risque…

Pour Antoine Michaud, directeur Investissements chez Tandem Expansion, le défi est de faire de petites entreprises des entreprises de taille moyenne (100 à 499 employés). « Parce que la transition de petite à moyenne entreprise génère un gain de productivité trois fois plus important que le passage de moyenne à grande entreprise. » Or, le Québec est en déficit d’entreprises de taille moyenne par rapport à ses voisins.

Une des façons d’y remédier, et donc de combler l’écart de productivité sous-jacent, est de lever des capitaux d’expansion canadiens. Dans cette avenue, Tandem Expansion offre capital et expertise aux entreprises du secteur des technologies.

Dans le quotidien des entrepreneurs

Après ce portrait du capital de risque au Québec, le Rendez-vous s’est poursuivi en donnant la parole à trois entrepreneurs qui vivent ce type de financement.

Animé par Roland Léger, directeur Investissement chez Desjardins-Innovatech, le panel a permis de saisir la réalité des entrepreneurs, qui en ont aussi profité pour conseiller leurs pairs… tout cela en jouant à vrai ou faux!

En capital de risque, trouver un lead investisseur est plus souvent qu’autrement essentiel. VRAI, ont répondu presque en chœur Mohamed Laaroussi d’E2Metrix, Maxime Surprenant de Brio et Richard Boudreault de Biocean Canada.

Tous ont aussi souligné l’importance de choisir sa société de capital de risque. « Le capital de risque, c’est un mariage », a illustré Mohamed Laaroussi. Demandez à rencontrer l’équipe d’investisseurs, invite à cet effet Roland Léger. Assurez-vous que le VC et vous comprenez vos enjeux respectifs. Bref, soyez sur la même longueur d’onde!

Une fois l’entente conclue, maintenez une ligne de communication avec les investisseurs, pour leur expliquer les décisions que vous prenez au quotidien notamment.

D’autres options de financement 

Aux entreprises qui, tout compte fait, n’ont pas le profil pour un financement en capital-risque ou les visées mondiales recherchées, Marie-France Audet, directeur – Services financiers chez Sherbrooke Innopole, a présenté les fonds offerts par le CLD : le fonds d’investissement pour entreprises innovantes  (FIEI), dont le financement peut atteindre entre 200 000 $ et 1 M$, le fonds Nouvel entrepreneur, le Fonds local d’investissement / Fonds local de solidarité et le fonds de développement des entreprises d’économie sociale.

Alors, l’aventure du capital de risque vous appelle-t-elle?  

 

Reportages du journaliste Rémy Perras, d’Au Microphone

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