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13 mai 2012

Ce que vous avez manqué du déjeuner du GATE sur le recrutement à l’international…

Auteur : Josiane Guay

Un marché de l’emploi mondial? Oui! répond Line Lagacé, vice-présidente de Québec International. Pour cet organisme de développement économique de la Capitale-Nationale, recruter se fait notamment à l’étranger… et avec succès! En neuf missions outre-mer, 503 candidats français, belges, espagnols, tunisiens, ont été retenus et se sont établis au Québec pour combler des postes en pénurie.

Un de ceux-là a été recruté par l’entreprise sherbrookoise exp, dans le cadre d’une mission à laquelle Christine Roy, conseillère en ressources humaines, a participé en 2010.

Une autre façon d’élargir ses horizons de recrutement est en offrant un stage international, comme en coordonne l’AIESEC de l’Université de Sherbrooke, ont expliqué Yolaine Rousseau et Justine Denis.

Les quatre femmes étaient les conférencières-invitées au dernier déjeuner du GATE, qui a réuni une soixantaine de personnes, à l’Hôtellerie Le Boulevard, pour un tour du monde du recrutement en 60 minutes.

Québec International

C’est pour déjouer un contexte de recrutement et de rétention difficile dans la région de la Capitale-Nationale que Québec International a développé des stratégies pour recruter à l’étranger. « L’international, ce n’était plus un choix, mais une nécessité », a exposé Line Lagacé pour rendre compte de l’enjeu majeur.

Mais avant de partir en mission de recrutement ailleurs, il faut s’assurer que les facteurs de réussite soient réunis ici. Aux yeux de Mme Lagacé, le succès de l’opération séduction repose sur la région – « une concertation régionale forte » –, les entreprises – « qui doivent notamment intégrer la diversité culturelle dans leurs valeurs, développer une politique d’accueil » – et les candidats – « qui ont aussi leur part de responsabilité, en devant intégrer les différences culturelles et se référer aux bons organismes d’aide ».

Les missions de recrutement pilotées par Québec International se préparent au moins quatre mois à l’avance (dépôt des offres d’emploi pour des postes qui doivent être en pénurie; diffusion). Puis, une fois sur place, « c’est intense » : de 40 à 50 entrevues par jour et pour lesquelles il faut assurer un suivi rapide, d’où l’importance d’être deux recruteurs. Résultat : entre 7 et 12 personnes recrutées en moyenne par mission.

exp

« Nous avons personnellement recruté une seule personne lors de notre mission de six jours à Paris, Bruxelles et Tunis avec Québec International, mais une personne avec 27 ans d’expérience en génie énergétique, qui allait devenir une valeur ajoutée pour le développement des affaires chez nous », a témoigné Christine Roy.

Forte de son expérience en 2010, Mme Roy a donné quelques conseils aux firmes souhaitant se tourner vers l’international pour recruter :

  • Adapter les termes techniques
  • Connaître les grandes entreprises du pays dans le secteur d’emploi recherché
  • S’informer par rapport à la reconnaissance des diplômes
  • Préparer les gestionnaires à l’interne
  • Être souple par rapport aux années d’expérience
  • Élaborer un questionnaire pré-entrevue
  • Déléguer une personne des opérations et une des ressources humaines

Avis aux entreprises de Sherbrooke : retenez ces précieux conseils pour la prochaine mission de recrutement de Québec International, à l’automne 2012.

À cet effet, Sherbrooke Innopole a annoncé un partenariat qui permettra aux entreprises admissibles de voir les coûts de la mission (environ 10 500 $ pour deux personnes tout inclus) subventionnés à hauteur de 30 % par Emploi-Québec. Restez à l’affût!

Recruter… un stagiaire

Une autre façon de combler, du moins temporairement, des postes en pénurie de main-d’œuvre est d’offrir un stage international. Présente à l’Université de Sherbrooke, l’AIESEC propose un service de stages clés en main et à faible coût, ont expliqué Yolaine Rousseau et Justine Denis. « Le choix du stagiaire se fait parmi une vaste banque de candidats qualifiés selon les critères de l’entreprise, pour une durée flexible de 6 à 78 semaines. Pour 12 à 18 $ l’heure, l’entreprise qui a accès à une main-d’œuvre qualifiée à qui nous offrons soutien et suivi du début à la fin du stage. »

Des avantages convaincants

Recruter à l’échelle internationale pour combler des postes en pénurie de main-d’œuvre, c’est :

  • S’assurer d’un levier économique important pour la région (le salaire annuel moyen des candidats recrutés lors des missions de Québec International est de 61 000 $; le candidat arrive bien souvent avec femme et enfants)
  • Disposer d’un accès privilégié à de nouveaux marchés
  • Bénéficier d’une expertise internationale et diversifiée
  • Accroître le niveau de créativité et d’innovation dans l’entreprise

Visionnez les photos du déjeuner du GATE.

Les présentations de Québec International, d’exp et de l’AIESEC sont disponibles sur le compte SlideShare de Sherbrooke Innopole­.

 

 

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