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24 octobre 2011

Adrien Leroux : un pionnier, un visionnaire et un grand Estrien

Auteur : Gordon Harling

Le 15 octobre dernier, Sherbrooke a perdu un de ses visionnaires technologiques de la première heure.

Monsieur Leroux a fait partie de la première promotion de génie (électrique) de la toute jeune Université de Sherbrooke. Il a pratiqué sa carrière à l’université comme professeur et chercheur au département de génie électrique de la Faculté de génie, et y a occupé divers postes administratifs dont celui de directeur de département.

M. Leroux était un professeur et un pédagogue de premier plan. Il était doué d’un enthousiasme et d’un dévouement extraordinaires pour ses élèves et était toujours très généreux de son temps. Il était aussi un visionnaire, un rassembleur et un homme d’une grande simplicité et humilité.

Il est l’auteur de plusieurs publications, d’un volume et il détient neuf brevets. Il a été administrateur de plusieurs sociétés et a activement contribué à l’Ordre des ingénieurs du Québec en tant qu’administrateur et vice‐président. On peut trouver son CV détaillé et la liste de ses réalisations sur le web. Un texte publié par La Tribune en septembre 2002 présente très bien l’homme et sa philosophie très généreuse.

Il était un visionnaire et un innovateur, et cela à de multiples niveaux, qu’ils soient technique, académique, industriel ou même social. Notamment en fondant ou présidant plusieurs organismes importants, dont le Groupe d’électronique de l’Université de Sherbrooke (GEUS), l’Association des ingénieurs-professeurs en sciences appliquées (AIPSA), l’Association d’Ingénieurs pour la recherche et le Développement de l’Estrie (AIDE), le Service d’expertise pour fins légales (Ingénex) et la Corporation de développement économique de Sherbrooke.

Enfin, il est à l’origine de la stratégie de développement de l’industrie de la microélectronique en Estrie et a été le fondateur et président de la Société de Microélectronique Électronique Industrielle de Sherbrooke (SMIS), premier centre d’excellence en microélectronique formé au Canada en 1982. Rappelons que la SMIS a en quelque sorte été la « bougie d’allumage » qui a mené à la création de C-MAC et que C-MAC a déjà employé plus de 800 personnes à Sherbrooke.

Sa contribution au développement de l’Université de Sherbrooke et de l’industrie à Sherbrooke n’a, à ma connaissance, jamais été officiellement reconnue. J’écris ce texte en partie pour combler cette lacune et je propose que la Ville de Sherbrooke et l’Université de Sherbrooke le reconnaissent aussi en donnant son nom à une rue, un édifice ou un laboratoire important.

Il a été mon  professeur, mon patron et mon mentor; je lui dois beaucoup  et je suis loin d’être le seul. Il va beaucoup nous manquer.

Merci Adrien.

Denis Marchand
http://ca.linkedin.com/in/denismarchand

Crédit photo : EstriePlus.com

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