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L’investissement d’impact : au-delà du rendement financier


Maude M. Sévigny aucun commentaire



L’investissement d’impact est un mouvement qui vise à investir dans l’intention de générer des rendements sociaux et/ou environnementaux, en même temps que des rendements financiers, avec des impacts positifs et mesurables.

Les Québécois ont commencé à adopter cette tendance mondiale il y a quelques années, le terme ayant été inventé en 2007, notamment avec la création de l’Initiative pour la finance durable (IFD), un organisme sans but lucratif basé à Montréal, qui regroupe des professionnels de la finance visant à promouvoir la finance durable, et plus particulièrement l’investissement responsable. Les Affaires rapporte aussi qu’il y a quelques semaines, un groupe a lancé l’Institut public pour l’investissement responsable et durable.

Ecotierra est un bon exemple d’investissement d’impact. Elle se définit comme étant un « développeur de projets forestiers et agroforestiers durables ayant des impacts socio-économiques et environnementaux majeurs. » La PME sherbrookoise permet aux petits producteurs d’Amérique du Sud et d’Afrique de convertir leurs parcelles déboisées à faible rendement en parcelles certifiées biologiques et équitables. Ecotierra génère aussi des crédits de carbone, ce qui crée un actif supplémentaire. Présentée aux membres juniors d’Anges Québec (30 ans et moins), Ecotierra a suscité l’intérêt de 15 investisseurs, qui doivent maintenant passer de l’intention à l’action.

Selon l’Association de l’investissement responsable du Canada, l’Investissement d’impact se différencie de l’investissement classique par trois principes :

1) L’intention des investisseurs : les investisseurs cherchent à allouer le capital (dette, actions, ou des formes hybrides) à des placements pour lesquels ils s’attendent à la fois à un rendement financier (allant du remboursement du capital à des rendements supérieurs) et à un impact sociétal défini.

2) L’intention de l’entité émettrice : Les modèles d’affaires des entités émettrices (qu’ils soient à but lucratif ou sans but lucratif, des fonds, des entreprises ou d’autres instruments financiers) sont intentionnellement construits pour créer une valeur financière et sociale.

3) La mesure des impacts : Les investisseurs et les sociétés émettrices sont en mesure de démontrer comment ces intentions déclarées se traduisent en impacts sociaux mesurables.

Il n’existe pas de secteur précis pour ce type d’investissement; l’immobilier, la santé, la technologie, la santé, l’aide à la recherche d’emploi, le manufacturier, peuvent tous être la cible d’investisseurs d’impact.

Source : Les Affaires, l’Association de l’investissement responsable du Canada, l’Initiative pour la finance durable (IFD) et Ecotierra.