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Un drone de l’Université de Sherbrooke inspiré des mouvements de la nature


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L’Université de Sherbrooke travaille à l’amélioration de son drone S-MAD (Sherbrooke Multimodal Autonomous Drone), petit avion autonome dont le fonctionnement est issu du biomimétisme de l’oiseau et de l’écureuil. En effet, le drone se dirige vers une paroi à 25 km/h sans s’écraser… au contraire, il se positionne et s’accroche sur le mur, à la verticale, pour ensuite s’envoler. Un aperçu vidéo a d’ailleurs fait fureur sur les réseaux sociaux au cours des dernières semaines :

Le drone est muni de petites griffes permettant de s’agripper pour mieux redécoller : « Brique, stucco, bardeau d’asphalte, béton… Il est capable de s’accrocher à différents types de surfaces rugueuses », explique Dino Mehanovic, étudiant à l’Université de Sherbrooke qui développe S-MAD dans le cadre de son projet de recherche de maîtrise.

Le petit appareil est équipé de capteurs de distance, d’orientation et de vitesse qui permettent de lentement approcher la paroi, à la verticale. Ses accéléromètres l’aident à détecter l’impact qui s’en vient et de déclencher le freinage.

« Nous nous sommes inspirés des écureuils volants, mais surtout des oiseaux, précise l’étudiant-chercheur. Avant de se poser sur une branche, ils utilisent une manœuvre de cabrage pour redresser leur corps et ralentir avec leurs ailes. Ils ne touchent pas leur objectif tout de suite. Ils restent un certain temps en l’air pour ralentir et se laisser une marge d’erreur en cas de perturbation. »

Cet avion miniature sera utile pour la surveillance et la détection, notamment en contexte de sinistres, où le drone servirait à « établir des réseaux de communication temporaires », comme l’explique M. Mehanovic.

L’équipe de l’Université de Sherbrooke travaille actuellement à l’amélioration de la machine, après plus de 30 000 simulations intérieures et extérieures. En effet, les ingénieurs étudient notamment le freinage du moteur et les manœuvres compensatoires pour que le drone puisse s’agripper si le mur n’est pas adéquat pour les micro griffes.

Source : Université de Sherbrooke

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